UNE FÉDÉRATION, PLUSIEURS BRANCHES, UN MÊME COMBAT
FO Métaux : notre nom dit notre histoire, mais il ne résume pas à lui seul l’étendue de notre engagement. Oui, notre Fédération est profondément enracinée dans la métallurgie. Oui, elle porte haut les revendi cations des salariés de l’industrie, des ateliers, des bureaux, des centres de recherche et de développe ment, des sites de production et de maintenance. Mais FO Métaux, c’est aussi un champ syndical plus large, plus divers encore que celui de la seule métallurgie. La Fédération défend les salariés de la métallurgie, mais aussi ceux du machinisme agricole, de la récu pération, des services de l’automobile, de l’expertise automobile, du « froid », ainsi que du secteur de la bijouterie, joaillerie, orfèvrerie et horlogerie. Derrière ces branches, il y a des métiers différents, des réalités professionnelles parfois très éloignées, des conventions collectives spécifiques. Les réalités professionnelles y diffèrent parfois de celles propres à la métallurgie. En effet, un technicien dans les ser vices auto ou dans le machinisme agricole ne sera sans doute pas concerné par des enjeux de déloca lisations ou de compétitivité avec une concurrence internationale, mais il reste pleinement exposé aux enjeux de pouvoir d’achat et des conditions de travail.
C’est précisément là que réside la force de notre Fédération : être capable de porter une parole claire, pour l’ensemble des salariés qu’elle représente, quels que soient leur secteur ou leur catégorie. La politique contractuelle et le dialogue social s’exercent pleine ment dans ces secteurs plus axés sur les services. Les résultats obtenus dans les négociations salariales récentes en sont une illustration concrète. +1,2 % dans le machinisme agricole ; +1,5 % dans la récupération ; La Fédération agit, revendique, négocie et obtient du “plus” dans toutes ses branches : +1,5 % en 2025 dans la branche Bijouterie, Joaillerie, Orfèvrerie et Horlogerie (BJOC) ; +1,5 % dans l’expertise automobile (cela correspond à la négociation 2025 ; la négociation des minima 2026 aura lieu en juin) ; +1,25 % dans les services de l’automobile (480 000 salariés et 140 700 entreprises, dont 75 000 sans salariés) ; +1,2 % dans le « froid ». Ces avancées, dans des secteurs aux réalités éco nomiques différentes, montrent notre capacité à défendre concrètement les salariés partout où nous sommes présents. Partout, la même exigence nous anime : défendre les minima, préserver les garanties collectives, améliorer le pouvoir d’achat et faire reconnaître le travail à sa juste valeur. Notre pluralité n’est pas une simple addition de secteurs. Elle forme un ensemble cohérent. Elle démontre que notre syndicalisme est ancré dans le réel, présent là où travaillent les salariés, attentif à leurs conditions concrètes et à leurs spécificités. La Fédération est pleinement engagée aux côtés de toutes celles et tous ceux qu’elle rassemble, qu’ils tra vaillent dans la métallurgie, le machinisme agricole, la récupération, les services de l’automobile, l’expertise automobile, le froid ou encore l’horlogerie, la bijoute rie, la joaillerie et l’orfèvrerie. C’est cette réalité qu’il faut affirmer, faire connaître et revendiquer.
Valentin Rodriguez
Secrétaire Fédéral FO Métaux