La direction doit remettre le plein.
Pas demain.
Maintenant !
Une crise qui n'est pas conjoncturelle. Le blocage du détroit d'Ormuz, la flambée du pétrole, l'inflation qui repasse au-dessus de 2 % en 2026 : ces signaux sont structurels. Les salariés subissent la hausse des carburants, l'envolée des factures d'énergie et l'érosion de leur pouvoir d'achat. Le gouvernement a activé un plan d'urgence pour les ménages et les entreprises.
Stellantis ne peut pas rester inactif.
EXIGENCE 1 — Prime Pouvoir d’Achat
La direction a refusé la Prime de Partage de la Valeur (PPV) lors des dernières négociations. Les circonstances ont changé : la crise énergétique constitue un fait nouveau qui impose sa réouverture immédiate.
- 421 € minimum — exonérés de charges et d'impôt
- Pour tous les salariés du groupe, sans condition d'ancienneté
- Versement au plus tard le 30 mai 2026
Une décision, pas une négociation
EXIGENCE 2 — Moratoire Vitali
Les sommes différées dans le cadre du moratoire Vitali Santé/Prévoyance doivent être reversées en une seule fois, immédiatement. La crise n'a pas de date de fin prévisible : aucun étalement n'est acceptable.
- Versement unique et immédiat — pour l'ensemble des salariés
- Pas d'échelonnement : c'est maintenant que les salariés en ont besoin
- Le groupe dispose des liquidités — la question est celle de la volonté
- Cohérence exigée avec les engagements de mars 2026 sur l'avenir du groupe
Les salariés n'ont jamais fait attendre la direction. APLD, heures supplémentaires, réorganisations du jour au lendemain : ce sont les opérateurs et les ETAM qui en paient le prix au quotidien. Les CSP+ ne sont pas en reste : réorganisations permanentes, charge croissante, objectifs sans cesse revus à la hausse — leur effort est réel et tout aussi invisible. La réactivité que Stellantis exige de tous, FO l'exige aujourd'hui en retour, pour tous. Les salariés n'ont pas le temps d'attendre qu'une négociation aboutisse
FO exige une réponse écrite de la direction centrale.
L’absence d'engagement sera perçue comme un groupe qui affiche des milliards de résultats et laisse ses salariés absorber seuls le choc d'une crise énergétique, catégorise Stellantis comme un groupe non solidaire. C'est un groupe qui socialise les efforts et privatise les bénéfices.