COMMUNIQUE DE PRESSE INDUSTRIALL COMITE DE GROUPE EUROPEEN MULHOUSE


22/06/2026

Une réunion du comité Européen s’est tenue à Mulhouse avec la participation de Benjamin DENIS qui représentait Industriall Europe.

Mulhouse est un site d’assemblage de véhicule mais aussi avec des activités industrielles, forge, fonderie et mécanique (DMB). L’objectif du comité était d’attirer l’attention de la direction et de l’Europe sur l’importance de ces activités en Europe.

Voici le communiqué de presse diffusé par  Industriall Europe suite à cette rencontre.

Version originale en anglais

industriAll Europe | NEWS | Stellantis EWC - Social dialogue and industrial policy are two key ingredients for building Europe auto industry’s future

 

 

 

 

Le comité Européen a réuni à Mulhouse, du 16 au 18 juin, 36 représentants des travailleurs de 12 pays européens pour discuter avec la direction de la stratégie de l'entreprise face à la transformation structurelle de l'industrie automobile et de sa chaîne d'approvisionnement, tout en s'attaquant aux nombreux défis auxquels le secteur est confronté en Europe.

Le dialogue social est une condition essentielle à une transition juste dans le secteur automobile.

L’évolution technologique, la réglementation européenne, l’intensification de la concurrence sur les marchés européens et mondiaux, ainsi que les défis liés à l’évolution de la chaîne d’approvisionnement contraignent les entreprises à adapter leurs stratégies d’avenir. Ces changements soulèvent des questions importantes pour les travailleurs, notamment quant à l’impact sur l’emploi, l’avenir des sites, les conditions de travail et les besoins en compétences. Impliquer les travailleurs et leurs syndicats dans l’élaboration et la mise en œuvre des stratégies garantit leur participation active et leur implication.

Le groupe Stellantis a annoncé qu’aucune fermeture de site n’est prévue dans le cadre de son plan « Fast Lane 2030 », une nouvelle rassurante pour ses 124 000 salariés en Europe. Toutefois, de nombreux efforts restent à fournir pour assurer la pérennité industrielle de tous les sites de production du groupe. Le dialogue social, tant au niveau de l’entreprise que des sites, est fondamental pour apporter de la clarté et apaiser les inquiétudes.

Fonderies et forges : des atouts stratégiques

 

La réunion et la visite du site de Mulhouse, qui abrite non seulement une usine d'assemblage mais aussi un pôle de l'industrie automobile avec des forges, des fonderies et des centres d'usinage, ont mis en lumière l'importance de la fabrication de pièces pour préserver les activités et le savoir-faire, mais aussi pour une industrie plus verte et circulaire.

Maintenir ces activités, et l'ensemble de la chaîne d'approvisionnement automobile, en Europe est crucial pour l'emploi et la valeur ajoutée, mais aussi pour garantir que le label « Fabriqué en Europe » ne se limite pas à un simple étiquetage. Alors que le Parlement européen et les États membres débattent du paquet automobile et de la loi sur l'accélération industrielle, il convient de rappeler que les usines de tournevis implantées en Europe ne correspondent pas au « Fabriqué en Europe » que souhaitent les travailleurs. Il est indispensable de maintenir des exigences ambitieuses en matière de contenu européen pour les mécanismes favorisant l'adoption des véhicules propres.

Partenariats : avantages à court terme, risques à long terme 

Les coentreprises avec Dongfeng et Leapmotor, récemment annoncées par le groupe, renforceront les partenariats et étendront la présence industrielle des constructeurs automobiles chinois en Europe. Ces partenariats offrent des opportunités à court terme, notamment pour l'intégration des technologies numériques et d'électrification développées par ces entreprises étrangères, et ils garantiront également l'avenir des sites de production en Europe pour les années à venir. Néanmoins, ces partenariats soulèvent aussi de nombreuses questions pour les travailleurs.

Quel sera l'impact sur les ventes des marques existantes, sur l'emploi et les conditions de travail, sur la chaîne d'approvisionnement, ainsi que sur la recherche et l'innovation ? Le dialogue social a un rôle essentiel à jouer pour répondre à ces questions, mais les décideurs politiques de l'UE doivent désormais concrétiser l'ambition du « Fabriqué en Europe ». Les investissements étrangers sont les bienvenus en Europe à condition que les nouveaux arrivants génèrent des retombées positives pour l'ensemble de la société et non seulement pour les actionnaires. L'accord sur l'innovation et l'excellence (AIE) doit prévoir des conditions garantissant que les investisseurs étrangers maintiennent et créent des emplois de qualité en Europe et qu'ils collaborent avec des fournisseurs locaux. De même m l'Europe doit protéger sa recherche et développement et son innovation, car la recherche d'aujourd'hui est la clé du succès industriel de demain.