STW 2025 France n'aura pas été un bon cru !
Vous avez été 24,34 % à souscrire contre 35,74 % % en 2024 (Plan RNO : 44,3 %).
Notons une certaine perte de confiance des salariés, mais aussi :
Pas d'Intéressement en 2025
Et une PPV plutôt chiche (1.700 EUR pour les salariés sous 1,25 T1 lesquels ont majoritairement gardé cet argent pour leur quotidien, 1.100 EUR pour les salariés de 1,25 T1 à 2,5 T1 et de 900 EUR au-delà de 2,5 T1).
STLA France qui pèse plus de 50 % de l'actionnariat salarié du Groupe n'a souscrit que 0,11 % du capital versus un objectif mondial de 0,46 %.
FO avait à juste raison soutenu auprès de la Direction l'idée qu'il valait mieux abonder les petits placements et ce en faveur des plus modestes pouvoirs d'achats car les salariés auraient en moyenne encore moins souscrit si l'abondement n'avait pas été amélioré.
Ainsi, sur STW 2025 :
Le placement moyen a été de 1.289 EUR contre 2.423 EUR en 2024.
L'abondement global a été de 71,09 % contre 38,57 % en 2024.
Nota : Si l'ensemble des salariés éligibles n'avaient placé que 200 EUR pour un abondement net de 361,20 EUR, le nombre d'actions acquises aurait été de 3.352.992 actions contre un réalisé de 3.071.195. Il y avait effectivement peu à hésiter, le seuil de +/- value pour 200 EUR placés étant à 2,32 EUR l'action.
Si hors de l'Hexagone, l'engouement a été le même que pour les précédents STW, l'objectif DARE FORWARD de 5 % d'actionnariat salarié en 2030 ne sera pas tenu.
FO estime qu'il aurait fallu distribuer au niveau mondial quelque 25 actions gratuites par salarié pour atteindre l'objectif 2025.
Les avantages des actions gratuites pour STW :
1. C’est pour l’entreprise un jeu d’écritures hors frais administratifs, STW passant par une augmentation du capital (Rappel : L’entreprise encaisse tous les ans les montants placés chez Natixis par les salariés sur STW).
2. En termes de motivation du personnel, puisque c’est un objectif essentiel de STW, ce serait un renforcement des effectifs ouvriers présents au capital du Groupe (ils pèsent dans le PEAG quelque 3 fois moins qu’au sein des effectifs de STLA France).
3. Pendant la période de souscription il n’y aurait pas conflit d’intérêt entre l’entreprise et les salariés, sur la cote boursière.


