2026, 2027 ET APRÈS : PAS TOUCHE AU 1ER MAI !
Quelques jours après la clôture de notre congrès confédéral arrivait le 1er Mai. Un 1er Mai particulier, sur fond de remise en cause du seul jour férié et chômé pour les travailleurs.
Remise en cause par une proposition de loi visant à élargir les possibilités de travailler le 1er mai. La réaction immédiate de FO et de l’intersyndicale a conduit le gouvernement à reculer. C’est une petite victoire.
Mais depuis, un nouveau projet de loi a été proposé, pour application en 2027, centré sur les boulangers et les fleuristes.
Mais n’y a-t-il pas d’autres priorités pour les travailleurs à l’heure où le pouvoir d’achat est en berne, où le coût des énergies atteint des montants records ?
À l’heure où les suppressions d’em plois se multiplient, dans l’automobile, la chimie, la grande distri bution, tout le secteur du commerce est en souffrance.
Derrière les promesses de réindustrialisation et les effets d’annonce, c’est bien la désindustrialisation qui se poursuit. Nos homologues européens nous soutiennent dans le combat pour garder le 1er Mai férié et chômé. Les secrétaires généraux de la Confédération européenne des syndicats et de la Confédération syndicale internationale ont écrit au président de la République pour redire leur soutien aux travailleurs en France.
Nous le réaffirmons avec force : le 1er Mai doit rester férié et chômé, c’est un acquis historique, le symbole des conquêtes sociales ! Le 1er Mai incarne aussi la solidarité ouvrière et syndicale, ce sont les valeurs de FO, les valeurs qui nous unissent : « La Paix par la justice sociale »!
Ce slogan était celui du 26e Congrès confédéral de FO à Dijon. Ce congrès a permis de faire le bilan de l’action des dernières années, le rapport d’activité a été largement approuvé. Il a aussi préparé une nouvelle feuille de route, le mandat pour les quatre prochaines années. Et une nouvelle équipe a été désignée pour porter ce mandat. Elle s’est immédiatement mise à la tâche, portée par l’unité et le rassemblement qui ont été exprimés. Cette équipe va mettre en œuvre les orientations, son expression, porter nos revendications, pour nous développer, pour convaincre autour de nous, faire venir de nouveaux adhérents, notamment chez les jeunes et chez les cadres.
Unis et rassemblés à l’issue de ce congrès, nous sommes déterminés à agir quotidiennement pour l’amélioration des droits des travailleurs, l’amélioration des conditions de travail, de salaire, pour protéger nos retraites et notre Sécurité sociale. Un engagement en toute liberté, en toute indépendance, pour la solidarité, contre les inégalités, pour la paix par la justice sociale !
L’éditorial de Frédéric Souillot
Secrétaire général FO


