À l'occasion des 90 ans des congés payés, le Secours populaire et Ipsos BVA publient une enquête sur le rapport des Français aux vacances. Si cet acquis social demeure l'un des plus précieux à leurs yeux, les difficultés financières continuent de priver une partie importante de la population de départs en vacances.
Un acquis toujours plébiscité
Parmi les grandes lois sociales du siècle écoulé, les congés payés arrivent en deuxième position des plus appréciées, juste derrière l'assurance maladie. Ils sont cités par 65 % des Français et même par 73 % des salariés, où ils occupent la première place.
Neuf Français sur dix (92 %) considèrent d'ailleurs les congés payés comme un acquis à préserver : 45 % les jugent solides, tandis que 47 % estiment qu'ils restent menacés et doivent être défendus. Chez les moins de 35 ans, cette dernière opinion atteint 55 %.
Les vacances, bien plus qu'une parenthèse
Partir en vacances est perçu comme un besoin essentiel par 61 % des Français, contre 39 % qui y voient avant tout un luxe. Les bénéfices évoqués concernent d'abord le moral (86 %), la santé mentale (85 %), l'épanouissement personnel (84 %) et la santé physique (80 %). Pour les actifs, 71 % estiment aussi que les vacances comptent pour leur implication au travail.
Les enfants ne sont pas oubliés : 95 % des répondants jugent essentiel ou important qu'ils puissent découvrir d'autres horizons et 94 % qu'ils puissent éveiller leur curiosité grâce aux vacances.
Le budget, premier obstacle au départ
Malgré cet attachement, partir reste difficile pour beaucoup. Au cours des quatre dernières années, 33 % des Français ont dû renoncer à des vacances et 25 % ont dû consentir à d'importants sacrifices pour partir. Pour l'été 2026, 27 % n'ont déjà pas prévu de partir au moins quatre nuits hors de leur domicile.
Lorsque le départ est abandonné, la raison est le plus souvent financière : 61 % des personnes concernées expliquent privilégier les dépenses essentielles. Plus largement, 51 % des Français déclarent avoir déjà renoncé à des vacances afin de faire face à des dépenses comme l'alimentation, la santé ou l'énergie


