FO CADRES -> Proches aidants


07/10/2026

Deux études éclairent les effets de l’aide sur la santé, le répit et la vie professionnelle

La Drees a publié deux études consacrées aux proches aidants. L’une analyse leur état de santé en Europe selon l’intensité de l’aide apportée ; l’autre se concentre sur leurs besoins de répit en France. Ensemble, elles documentent les contraintes associées aux situations d’aide les plus soutenues.



Une aide intensive associée à une santé plus dégradée

En Europe, 16 % des personnes de 15 ans ou plus déclaraient en 2019 aider régulièrement un proche. En France, cette proportion atteignait 25 %, tandis que 7 % des aidants consacraient au moins 20 heures par semaine à cette activité, contre 18 % en moyenne européenne.

L’état de santé global des aidants français diffère peu de celui des non-aidants à caractéristiques comparables. Des écarts apparaissent toutefois lorsque l’aide devient intensive. En France, les aidants mobilisés au moins 20 heures par semaine présentent davantage de douleurs physiques et une probabilité d’être en bonne santé mentale inférieure de 8 points à celle des non-aidants.

Le besoin de répit augmente avec la charge d’aide

La seconde étude porte sur 5,9 millions de personnes aidant un proche dans les activités de la vie quotidienne en France métropolitaine. En 2022, 36 % déclaraient avoir besoin de répit, soit 2,1 millions de personnes. Cette proportion atteignait 65 % parmi celles consacrant au moins cinq heures par jour à l’aide.

Les femmes expriment plus souvent ce besoin que les hommes, à 41 % contre 30 %. Parmi l’ensemble des aidants ayant besoin de répit, 35 % disposent de pauses qu’ils jugent insuffisantes et 14 % ne parviennent à en prendre aucune.

Emploi et aidance, une articulation sous contrainte

L’activité professionnelle intervient également dans les besoins exprimés. À caractéristiques comparables, les aidants en emploi déclarent plus souvent avoir besoin de pauses que les retraités. Parmi les actifs, 42 % des personnes à temps partiel signalent un besoin de répit, contre 35 % de celles travaillant à temps complet.

Les solutions mobilisées restent principalement organisées autour du domicile : 52 % des aidants prenant du répit profitent des moments où leur proche peut rester seul et 47 % s’appuient sur l’entourage ou des professionnels à domicile. Les solutions extérieures ou en établissement concernent 21 % d’entre eux.

Par ailleurs, l'ensemble des partenaires sociaux, dont FO-Cadres, ont validé l'inscription d'une étude sur les cadres aidants et l'impact de ce statut sur leur vie professionnelle au programme des études de l'Apec - Association Pour l'Emploi des Cadres en 2027.