Prévisions de recrutements de cadres 2026


03/04/2026

Après deux années difficiles, un infléchissement possible

Des recrutements en baisse en 2025 pour la 2e année consécutive, mais avec une intensité moindre
→ Les entreprises françaises ont recruté 294 500 cadres en 2025, soit une baisse de 3 % sur un an.
Si cette contraction est moins brutale que celle observée en 2024 (-8 %), le recul atteint 11 % par rapport au niveau de recrutements record de 2023 (330 400).
→ Les services à forte valeur ajoutée (informatique, ingénierie-R&D, conseil, etc.), traditionnels moteurs de l’emploi cadre, accusent un nouveau recul (-5 %) pénalisés par l’atonie de l’investissement. L’industrie ne constitue pas non plus un relais de croissance de l’emploi cadre (-5 %). Certains services, en revanche, sont mieux orientés (immobilier, formation initiale et continue ou encore hôtellerie-restauration-loisirs) et progressent.
→ Le secteur de la construction a connu, quant à lui, une légère embellie qui s’est traduite par une hausse des recrutements de cadres (+3 %).
→ La baisse s’est également poursuivie pour les jeunes cadres de 5 ans d’expérience ou moins (-5 %). Le volume de recrutements de ces jeunes cadres demeure très nettement en dessous de son niveau de 2023 (-13 %).
En 2026, les recrutements pourraient repartir à la hausse, mais l’inflexion reste à confirmer
→ En 2026, le marché de l’emploi cadre repartirait à la hausse (305 800 recrutements, +4 %) et dépasserait de nouveau le seuil des 300 000 embauches.
→ Cette embellie concernerait, en premier lieu, les services à forte valeur ajoutée (+6 %) en lien avec la progression attendue de l’investissement des entreprises. Cette hausse irriguerait la quasi-totalité des territoires mais serait prégnante en Occitanie (+6 %), en Île-de-France (+5 %)ou enc ore dans les Pays de la Loire (+5 %).
→ Cette prévision pour les recrutements de cadres en 2026 reste soumise à d’importants aléas.
Le conflit armé au Moyen-Orient pourrait déboucher sur une crise énergétique d’ampleur avec des réactions en chaîne à prévoir en Europe sur l’inflation et les taux d’intérêt notamment.
→ Si le conflit venait à durer, les trois moteurs de la croissance française (consommation, investissement et commerce extérieur) pourraient se gripper et mettre à mal l’embellie qui se dessinait.

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